Ministère des Affaires Étrangères
République Populaire de Chine
Wang Yi participe à la cérémonie d’ouverture du Forum sur la gouvernance mondiale 2026 (Xiong’an)
Updated: 23 October 2026 21:54

Le 23 octobre 2026, la cérémonie d’ouverture du Forum sur la gouvernance mondiale 2026 (Xiong’an) s’est tenue dans la nouvelle zone de Xiong’an, dans la province du Hebei. Wang Yi, membre du Bureau politique du Comité central du Parti communiste chinois et ministre des Affaires étrangères, y a participé, a donné lecture d’une lettre du président Xi Jinping et a prononcé un discours inaugural.

Wang Yi a indiqué qu’il y a un an, à un moment crucial où l’ordre international d’après-guerre était confronté à de graves défis et où la gouvernance mondiale risquait de reculer faute de progresser, le président Xi Jinping avait lancé, dans une démarche historique, l’Initiative pour la gouvernance mondiale, proposant des solutions adaptées à notre époque pour combler le déficit de gouvernance et créer ensemble un avenir meilleur. Au cours de l’année écoulée, la valeur contemporaine de cette initiative s’est davantage mise en évidence, la contribution de la Chine à l’amélioration de la gouvernance mondiale s’est renforcée et les attentes de la communauté internationale à l’égard d’un rôle accru de la Chine se sont faites plus pressantes.

Wang Yi a déclaré qu’aujourd’hui, les changements inédits depuis un siècle s’accéléraient, tandis que l’unilatéralisme et l’intimidation hégémonique allaient à contre-courant de l’histoire et que le déficit de gouvernance ne cessait de se creuser. Toutefois, la tendance de notre époque à la multipolarisation du monde et à la démocratisation des relations internationales est irrésistible. Nous devons faire preuve d’un sens des responsabilités plus affirmé et passer à l’action avec davantage de détermination afin de faire progresser, étape par étape, le projet défini par l’Initiative pour la gouvernance mondiale et de le concrétiser.

Nous devons préserver ensemble le rôle central des Nations Unies. Il convient de revenir à la mission fondatrice de la Charte des Nations Unies, de se rallier sous la bannière des Nations Unies pour forger un consensus mondial plus large, de mobiliser plus efficacement les ressources mondiales et de coordonner plus activement les actions à l’échelle mondiale. Nous devons bien mettre en œuvre l’initiative « ONU 80 », renforcer la capacité de réaction rapide du Conseil de sécurité et répondre aux revendications légitimes des pays en développement afin que les Nations Unies fassent preuve de dynamisme et de vitalité grâce à l’auto-réforme.

Nous devons mettre ensemble en pratique les valeurs d’équité et de justice. Tous les pays doivent défendre l’équité et la justice, et les grands pays doivent montrer l’exemple en respectant l’égalité, la crédibilité, les principes moraux et la coopération. C’est la seule façon de créer un monde où tous les pays coexistent en harmonie et où toutes les nations prospèrent dans l’inspiration mutuelle. Toutes les parties doivent adhérer à la vision d’une sécurité commune, globale, coopérative et durable, et régler leurs différends de manière pacifique. C’est la seule façon de préserver la paix internationale et de protéger notre foyer commun.

Nous devons renforcer ensemble la force du Sud global pour une meilleure gouvernance mondiale. Il convient d’accroître, en phase avec l’évolution de notre époque, la représentation et le droit à la parole du Sud global dans les affaires internationales, de faire avancer la réforme du système financier international selon le calendrier et la feuille de route convenus par les différentes parties, d’accroître la représentation des pays en développement au Conseil de sécurité et de tirer pleinement parti du rôle important joué par les mécanismes de coopération multilatérale émergents, tels que les BRICS et l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), afin d’insuffler davantage de dynamisme venu des pays du Sud global au processus de réforme de la gouvernance mondiale.

Nous devons maintenir ensemble le cap de l’ouverture et du développement. Les déséquilibres engendrés par la mondialisation économique ne peuvent être résolus que par le développement. Le protectionnisme ne fera qu’aggraver la situation, tandis que l’ouverture et la coopération ouvrent la voie à un avenir meilleur. Nous devons défendre sans faillir le système commercial multilatéral centré sur l’Organisation mondiale du commerce (OMC), placer résolument le développement au cœur de l’agenda international et mettre pleinement en œuvre le Programme de développement durable à l’horizon 2030 des Nations Unies.

Nous devons améliorer ensemble les règles de gouvernance dans les domaines émergents. Nous devons adhérer aux principes de paix, de souveraineté, d’inclusivité et de gouvernance conjointe, et transformer les nouvelles frontières telles que les grands fonds marins, les régions polaires et l’espace extra-atmosphérique en domaines de coopération internationale. Nous devons rester fidèles à une approche centrée sur l’être humain et à l’objectif de mettre l’intelligence artificielle (IA) au service du progrès et du bien commun, afin de mettre rapidement en place un cadre de gouvernance de l’IA reposant sur un large consensus et de garantir que cette technologie de pointe reste sous le contrôle de l’être humain et bénéficie aux peuples.

Wang Yi a souligné que cette année marquait le 55e anniversaire du rétablissement de la République populaire de Chine dans son siège légitime aux Nations Unies. En tant que membre fondateur des Nations Unies et membre permanent du Conseil de sécurité, la Chine est disposée à œuvrer sans relâche avec tous les pays du monde à la mise en place d’un système de gouvernance mondiale plus juste et plus équitable. La Chine prendra les mesures concrètes suivantes :

Premièrement, la Chine organisera avec succès la Réunion des dirigeants des économies de l’APEC de cette année. Nous nous efforcerons d’obtenir davantage de résultats autour des trois priorités que sont l’ouverture, l’innovation et la coopération, et nous travaillerons avec les autres économies de l’APEC à la construction d’une communauté Asie-Pacifique et de la zone de libre-échange de l’Asie-Pacifique.

Deuxièmement, la Chine continuera à s’engager pleinement en faveur de la réforme des Nations Unies. Nous soutenons les efforts déployés par les Nations Unies pour alléger les structures, améliorer l’efficacité et obtenir davantage de résultats afin qu’elles puissent mieux s’acquitter du mandat, mieux servir les États membres et mieux relever les défis mondiaux.

Troisièmement, la Chine encouragera le Groupe des amis de la gouvernance mondiale à jouer un rôle plus important. Nous organiserons davantage d’activités axées sur les neuf priorités de la réforme de la gouvernance mondiale. Nous invitons davantage de pays partageant les mêmes idéaux à rejoindre le Groupe et à participer activement à ses activités.

Quatrièmement, la Chine œuvrera à la mise en œuvre pleine et effective de l’Accord sur la diversité biologique marine des zones ne relevant pas de la juridiction nationale (BBNJ). En tant que l’un des premiers États parties à l’Accord BBNJ, la Chine soutient pleinement la candidature de Xiamen pour accueillir le Secrétariat du BBNJ, ce qui témoigne de la volonté de la Chine d’apporter de nouvelles contributions importantes à la conservation et à l’utilisation durable des océans ainsi qu’à l’avancement de la gouvernance maritime mondiale.

Cinquièmement, la Chine promouvra le réajustement de la gouvernance mondiale des droits de l’homme. L’objectif est de placer le droit au développement au premier plan de l’agenda multilatéral des droits de l’homme. La Chine organisera un séminaire de formation sur les droits économiques, sociaux et culturels afin de soutenir d’autres pays en développement dans le renforcement de leurs capacités.

Sixièmement, la Chine publiera le document intitulé Position de la Chine sur le renforcement de la gouvernance de l’espace extra-atmosphérique, afin de promouvoir une évolution des règles de gouvernance spatiale au rythme de l’exploration, de garantir une large participation et de faire en sorte que les résultats profitent à tous les pays.

Septièmement, la Chine publiera un Rapport d’étape sur le Plan d’action sur le renforcement des capacités en matière d’IA pour le bien et pour tous. Nous dresserons systématiquement un bilan des résultats de la coopération, des expériences pratiques et des cas concrets enregistrés depuis le lancement du Plan d’action il y a deux ans, et nous nous engagerons à approfondir et à consolider la coopération internationale dans le domaine de l’IA.

Huitièmement, la Chine créera un Centre de recherche sur la gouvernance mondiale. Axé sur les grandes questions théoriques et pratiques liées à la gouvernance mondiale, ce centre deviendra une plateforme dédiée à la recherche de haut niveau, publiera « l’indice de gouvernance mondiale » et élaborera des rapports annuels, afin d’apporter des éclairages académiques et un soutien intellectuel à la réforme et à l’amélioration de la gouvernance mondiale.

Wang Yi a déclaré que la création de la nouvelle zone de Xiong’an, dans la province du Hebei, constituait un projet d’une importance millénaire pour le développement national de la Chine, ainsi qu’une initiative inédite dans l’exploration d’une gouvernance modernisée. En seulement neuf ans, Xiong’an a vu le jour. Une ville du futur se dessine sous nos yeux. Guidés par une vision à long terme, un engagement en faveur du bien-être du peuple, une philosophie de développement vert, des plans scientifiques, systématiques et complets, ainsi qu’un esprit pragmatique et persévérant, nous travaillons sans relâche pour faire de Xiong’an un pôle d’innovation de la nouvelle ère et un modèle de développement de haute qualité. Des progrès significatifs ont déjà été réalisés. Nous espérons que tous les participants garderont à l’esprit l’avenir et le destin communs de l’humanité, adopteront une vision à long terme, innoveront tout en restant fidèles aux principes fondamentaux et mettront en commun leur sagesse. Nous les invitons à réfléchir en profondeur aux moyens de résoudre les problèmes et de relever les défis, à tracer la voie vers une réforme de la gouvernance mondiale et à œuvrer à la mise en place d’un système de gouvernance mondiale plus juste et plus équitable.

Organisé par l’Institut des affaires étrangères du peuple chinois, le forum a pour thème « Rétablir la confiance et la coopération : les changements inédits depuis un siècle ainsi que la réforme et l’amélioration de la gouvernance mondiale ». Luo Wen, secrétaire du Comité provincial du Parti communiste chinois (PCC) du Hebei, a prononcé une allocution. Wu Ken, président de l’Institut des affaires étrangères du peuple chinois, a présidé la cérémonie d’ouverture et prononcé un discours de bienvenue. Près de 400 représentants des milieux politiques, stratégiques, académiques, économiques et commerciaux, des médias et de la jeunesse, issus de plus de 90 pays et d’organisations internationales et régionales, dont les Nations Unies, ont assisté à la cérémonie d’ouverture. Parmi eux figuraient l’ancienne présidente du Népal Bidya Devi Bhandari, l’ancien chancelier allemand Gerhard Schröder, l’ancien Premier ministre du Kirghizistan Djoomart Otorbaev, l’ancienne Première ministre roumaine Viorica Dăncilă, le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés Barham Salih, le Secrétaire général adjoint des Nations Unies Guy Bernard Ryder, la Sous-Secrétaire générale (SSG) et Directrice exécutive de la Direction exécutive du Comité contre le terrorisme (DECT) Natalia Gherman, ainsi que l’expert indépendant du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies sur la promotion d’un ordre international démocratique et équitable, George Katrougalos.